Partager l'article ! tel est pris, qui croyait prendre: Cette nouvelle a été rédigée à partir du fait divers suivant : Libération 26/ ...
Cette nouvelle a été rédigée à partir du fait divers suivant :
Libération 26/09/91
Les quatre mois qui viennent de s'écouler ont dû paraître bien long à C.L.F. Depuis le 4 juin, elle tenait seul le café familial de Loyat, près de Ploërmel, et s'occupait de ses trois enfants. Elle rendait aussi visite à son mari Gilbet, 37 ans, hospitalisé à la suite d'un « accident ». De jour en jour, elle pouvait suivre les progrès accomplis par son époux au centre de rééducation de Kerpape. Coma provoqué puis paralysie partielle qui le prive de parole. Enfin, la semaine dernière, Gilbert est parvenu à articuler quelques phrases bien distinctes. Ce fut pour demander la gendarmerie. Et raconter que Colette avait tenté de l'envoyer ad patres...
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Ce couple vivait tranquillement à Loyat un petit village près de ploermel, elle, tenait le café du village et lui était vétérinaire dans la ville de josselin. Colette et Gilbert avaient trois enfants qui étaient toute leur vie. On peut dire que l'amour n'était plus beaucoup au rendez-vous mais ils étaient près à tout pour épargner leurs enfants, ne se querellaient jamais devant eux, paraissaient même un couple uni. Et pourtant?
Ce matin là Gilbert se réveilla de très bonne humeur, passa sa journée en revue et se dit qu'aujourd'hui se serait une journée mémorable .Colette préparait les enfants pour partir à l'école " dites au revoir à votre père, pressons, pressons, nous allons être en retard" l'école n'était qu'à deux pâtés de maison mais Colette semblait nerveuse ce matin là . Elle dit à Gilbert à ce soir et s'en alla. Celui - ci finit son bol de café et partit aussitôt . il roulait très vite comme à son habitude, au bout de dix minutes son portable se met à sonner, c'est Colette, Gilbert va pour répondre mais surgissant du virage, une voiture fonce sur lui, celui-ci fit un écart et perdit le contrôle de son véhicule, sa voiture chute à pleine allure en contrebas en faisant plusieurs tonneaux. Le conducteur du véhicule s'arrête et s'approche tranquillement de ce qui reste de la voiture de Gilbert. Ce dernier dans un semi-coma entend une voix lointaine dire: «Colette c'est moi, c'est bon il est mort» .Ouvrant nerveusement son café, les mains tremblantes attendant qu'on la prévienne de l'accident de son mari, au bout de deux bonnes heures , elle reçut enfin cet appel tant attendu. "Allo Mme le forestier, ici l'hôpital de rennes, votre mari a été victime d'un accident de voiture, venez tout de suite"
Colette raccroche le combiné et d'un pas tranquille, prend son manteau et son sac à main, ferme le rideau de fer de son café, avec un petit sourire au coin de la lèvre, démarre sa voiture et prend la direction de l'hôpital.
Sur le chemin, celle-ci reçoit un message:«je t’aime ». Colette le sourire aux lèvres repose son téléphone. A son arrivée à l'hôpital, on lui annonce que son mari a eu un très grave accident et qu'il est actuellement dans le coma «A l’heure actuelle nous ne pouvons nous prononcer, nous mettons tout en œuvre pour le sauver, il vous faudra beaucoup de courage et de patience»
Colette rentre dans la chambre de son mari, celle-ci se met à pleurer mais tout simplement parce que son plan à échouer. Pendant quatre mois celle-ci se rends au chevet de Gilbert dans l’espoir qu’on lui annonce son décès, mais il tient bon Gilbert. Le jour de l’accident, écrasé dans sa voiture il s’est fait une promesse qu’il tiendrait le coup pour dénoncer sa femme et son amant et c’est ce qu’il fit le 18 octobre. Il se réveilla d’un long sommeil et demanda à l’infirmière de prévenir la gendarmerie, il avait des choses à dire.
Colette fut appelée par l’hôpital pour la prévenir que son mari venait de sortir du coma. Celle-ci parti précipitamment , complètement perdue et sur le chemin voulu prévenir son amant mais celle-ci perdis le contrôle et s’encastra dans un camion, le choc fut si violent que l’issue fut fatale. Gilbert ne tarda pas a apprendre l’accident de sa femme. Il ne comprenait toujours pas, il avait du mal à croire que Colette avait pu orchestrer son meurtre. De jour en jour, tout devenait clair, ses absences tout les jeudis soirs, c'était surement pour rejoindre son amant et mettre au point leur méfait, et cette assurance-vie qu'elle m'avait tellement cassé les pieds à signer. Tous ces petits détails qui lui revenaient à l'esprit. Le commissaire le laissa se remettre de ses émotions mais ce n’était guère le décès de sa femme qui le préoccupé après ce qu’elle avait tenté de faire . C’était ses enfants, ils ne fallaient pas qu'ils sachent, malgré, tout c'était leurs mère cela est déjà assez difficile pour eux. Il ne leur dira jamais que leur mère et son amant avait tout organisés pour le tuer. Mais ce jour là il était de bonne humeur et c'était dit avant de commencer sa journée que rien, ni personne ne pourrait la ternir. Il décida de quitter la région et de changer de vie, avec l'argent de l'assurance vie car Colette en avait souscrit une pour elle aussi pour ne pas éveiller les soupçons.
Au bout de quelques années Gilbert se remaria avec Isabelle une femme belle et intelligente qui était vétérinaire comme lui. Tous les jours il remerciait Colette d'avoir voulu l'emmener a la morgue ce qui lui a permis de connaitre enfin l'amour, et d'avoir mis ses enfants à l’abri du besoin
Florian
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