Partager l'article ! L’assassinat de Gilbert: Cette nouvelle a été rédigée à partir du fait divers suivant : Libération 26/09/91 ...
Cette nouvelle a été rédigée à partir du fait divers suivant :
Libération 26/09/91
Les quatre mois qui viennent de s'écouler ont dû paraître bien long à C.L.F. Depuis le 4 juin, elle tenait seul le café familial de Loyat, près de Ploërmel, et s'occupait de ses trois enfants. Elle rendait aussi visite à son mari Gilbet, 37 ans, hospitalisé à la suite d'un « accident ». De jour en jour, elle pouvait suivre les progrès accomplis par son époux au centre de rééducation de Kerpape. Coma provoqué puis paralysie partielle qui le prive de parole. Enfin, la semaine dernière, Gilbert est parvenu à articuler quelques phrases bien distinctes. Ce fut pour demander la gendarmerie. Et raconter que Colette avait tenté de l'envoyer ad patres...
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Dans cette famille tout ce passait bien , les enfants étaient heureux mais pourtant:
Cela fait maintenant deux semaines que Gilbert le mari de Georgette est à l’hôpital à cause d’un empoissonnement dans un restaurant.
Touts les matins, georgette et ses enfants allaient rendre visite à Gilbert.
Mais aujourd’hui elle n’y était pas allé car ce matin, elle était à la maison avec ses trois enfants, l’aînée Marie et les deux jumeaux Gaston et Louis quand les gendarmes sont venus la chercher à son domicile.
En effet, Gilbert, malgré sa paralysie générale et son handicap de prononciation, a su dire quelques mots que les gendarmes comprirent tout de suite :
- « ma femme a voulu me tuer »
C’est pour cela qu’aujourd’hui, les gendarmes interrogèrent Georgette.
- « Madame pour la dernière fois, pouvez vous nous dire pourquoi avez vous
voulu assassiner votre mari ? »
Georgette ne répondit pas, sûrement parce qu’elle avait honte de ce qu’elle avait voulu faire, elle était
pétrifiée de peur.
Georgette est une femme qui a énormément d’estime pour les gens qu’elle apprécie.
Beaucoup de personnes l’adoraient, mais quand quelqu’un lui faisait du mal, elle se vengeait jusqu’à ce que la personne en meurt.
Malgré sa peur elle nous raconta ce qu’il c’était passé.
- « Cela faisait bien deux ans que Gilbert rentrait tard le soir c’est-à-dire 21h30, en disant qu’il avait beaucoup de travail et qu’il préférait rester plus tard que de commencer plus tôt » .
Georgette s’arrêta de raconter et dit aux gendarmes :
- « Mais, moi je ne le croyais pas » !.
Puis elle reprit :
- « Alors j’ai décide de le suivre pour
en être certaine. Le soir venu, vers 18h45, Gilbert sortit de son usine, il prit sa voiture et il se dirigea vers Lanester, et si je m’en souviens bien il traversa un petit quartier nommé
«Kerfréhour».
C’est là, que je compris tout, au début je pensais que c’était juste une aventure de passage avec une autre femme mais non, c’était pire que ça, Gilbert, mon mari, avait une double vie. Il avait fait construire exactement la même maison que nous, dans le jardin il y avait des enfants deux filles et un gars, je pense qu’ils ont le même âge que mes enfants, il y avait aussi les mêmes jeux.
Alors j’ai décidé de lui donner une petite leçon pour me venger mais je ne pensais pas qu’à cause de moi, aujourd’hui, qu’il serait paralysé et serait obliger de faire de la rééducation, mais c’était bien fait pour lui.
Donc je disais, pour me venger tout tombait parfaitement bien, aujourd’hui c’était son anniversaire, il a 37 ans, comme cadeau mes enfants lui ont offert une jolie montre en argent et moi je l’ai inviter au restaurant, son préféré « Le grand aigle » à Lanester.
A la fin du repas, il est parti au comptoir pour commander deux sakés. C’est là que j’ai sortit de mon sac un petit sachet de drogue que j’ai versé dans son verre de vin rouge. Il est revenu avec les deux verres, mais avant de le boire il a fini son vin rouge, et moi je l’ai regardé comme si de rien était. En allant vers la voiture j’ai dit que j’avais envie de marcher un peu et qu’après je prendrai un taxi.
A trois heures du matin, il n’était toujours pas rentré, alors j’ai pensé qu’il était sûrement allé rendre visite à son ami très proche, Georges, pour son anniversaire après le restaurant.
Mais en y repensant je me suis aussi dit, et si là drogue avait réellement fonctionné, et si il avait eu un accident, c’était mon but je voulais qu’il meurt pour ce qu’il m’avait fait mais j’avais quand même peur. Je l’ai attendu toute la nuit mais il n’est pas rentré.
C’est là que le lendemain, j’ai appris qu’il avait eu cet accident tragique. J’ai tout de suite perdu tout mes moyens, je ne savais plus quoi faire, j’étais complètement paniquée, alors je n’ai rien dit à personne jusqu’à aujourd’hui, pourquoi, je n’en sais rien, j’ai quand même voulu tuer le père de mes enfants ».
- « Madame, nous sommes navrés de vous dire ça, mais nous vous mettons en garde à vue et vous passerez devant un juge d’instruction pour homicide volontaire».
Elle fût emprisonnée pendant 4 mois ferme.
A sa sortie de prison, elle appris que Deux mois après l’accident, Gilbert est décèdé sans même avoir pu dire au revoir à ses enfants, placés en famille d’accueil.
Audrey P.
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